Procession de la Sanch

Publié le par Rebour

 

 

  Musique

 

 

Chaque année, je voyais la procession de la Sanch aux informations régionales.  Mais cette année étant tout près de Perpignan, je décidais de me rendre compte personnellement.

 

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QU’ES AQUO ?

 

La procession de la Sanch « Précieux Sang du Seigneur » est une tradition catalane vieille de 500 ans qui se répète chaque année à Perpignan. 450 pénitents participent à la procession du vendredi-Saint.

 

Pour les voir passer, 15 000 curieux ou catholiques se massent le long du parcours. Cette année, j’étais parmi eux. L’histoire de la Sanch était relatée par des haut-parleurs.

 

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POURQUOI LA CONFRERIE DE LA SANCH ?


Au Moyen age, quand un condamné avançait vers son supplice, il risquait de se faire « lyncher » par la foule. Son supplice devenait alors plus horrible. Un moine dominicain eut l’idée de cacher le condamné parmi eux, pour les protéger. C’est ainsi que fut créer la confrérie de la Sanch.


Pour résumer : des pénitents font une procession dans les rues du centre ville de Perpignan et certains portent des « Misteris ».

 

 

LES MISTERIES


Les mistéries sont les statuettes religieuses (Christ ou vierge). Ils sont posés sur des supports et portés par les pénitents.


Parmi les 35 misteris, certains d’entre eux ont une valeur patrimoniale inestimable. Comme par exemple, le « misteri de la Flagellation » qui est une œuvre de Guerra et qui date de 1682. Celui de Jésus au Jardin des Oliviers appartient à la confrérie des jardiniers de saint Jacques, depuis XVIII ème siècle et a également une grande valeur.

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SAGES COMME DES IMAGES

 

La procession de la Sanch est une histoire de générations et de familles. Les bouts de choux défilent aussi. Les filles habillées d’une robe noire agrémentée d’une jolie collerette de dentelle blanche Quelques-unes une ont une couronne de laurier, de lierre ou d’olivier sur la tête.

 

Les garçons portent une aube noire ceinturée par une « cordelière » blanche d’autres une aube blanche et une corde noire pour ceinture.

 

Ces enfants ont entre sept et dix ans ; ils avancent silencieux au rythme de la procession. Quelques femmes, habillées d’une robe noire et d’une mantille de la même couleur, les encadrent.

 

 

LES PENITENTS

 

Ils sont habillés d’une aube noire ou de rouge suivant leur confrérie. Elle est noire pour le pénitent et rouge pour le « regidor » qui symbolise le condamné à mort.

 

Sur la tête, ils portent une cagoule en forme de cône nommé « caparutxe », également de couleur rouge ou noire. Certains pénitents n’hésitent pas à faire le parcours pieds nus.

 

Le commentateur nous a expliqué que ceux qui marchaient pieds nus avaient une grande faute à ce faire pardonner. Est-ce le cas encore aujourd’hui ? Je ne ferai pas de commentaire.

 

Petits et grands ont parcouru la complète, des jardins de la Miranda jusqu’à l’église Saint-Mathieu en passant par la cathédrale Saint-Jean. Pendant trois heures, ils ont défilé entre tradition et dévotion.

 

Ils avancent lentement. Toutes les dix minutes, celui qui paraît être le chef de sa confrérie donne quelques coups par terre avec sa cane. Tous s’arrêtent. C’est la pose, deux - trois minutes. Le chef redonne deux coups avec sa gaule et ils reprennent leur marche silencieuse.


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MON AVIS


Un présentateur commente l’histoire de la Sanch, grâce à un micro et  des haut-parleurs, dans toutes les rues du centre ville. Cela permet de mieux comprendre et de replacer cette tradition dans le temps.

 

Ma première impression sur la procession de la Sanch, c’est qu’elle ressemble à une étrange fête folklorique. Mais très vite, je me rends compte que c’est une cérémonie religieuse.


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Le pas lent des pénitents et le silence de la foule sont entre-coupés par quelques Catalans qui commentent et expliquent aux « touristes ». Mais il y a beaucoup de catholiques qui se signent au passage de ces pénitents cagoulés.

 

La foule est nombreuse mais dans la rue où j’étais, c’était raisonnable.

 

C’est à voir au moins une fois. Si vous êtes dans les Pyrénées Orientales, un vendredi-saint, faites le détour ; que ce détour soit religieux ou touristique, peu importe.

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                                                     Clin d'oeil !

 

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Publié dans Les P. O.

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