L'abbaye de Sénanque : majestueusement sobre

Publié le par Rebour


Abbaye de Sénanque : majestueusement sobre 

 
  

 

En vacances en Provence, dans le Lubéron, en avril dernier, nous avons visité l’abbaye de Sénanque dans le Vaucluse.


Six moines vivent encore aujourd’hui dans l’abbaye, mais pourtant une partie de celle-ci se visite : l’ancien dortoir, l’église abbatiale, le cloître, le chauffoir et la salle capitulaire.


Les offices sont ouverts au public ; des retraites spirituelles avec hébergement dans l’hôtellerie de l’abbaye sont possibles également. Je ne peux pas vous en dire plus, je n’ai fait que la visite de l’abbaye.


Une très grande librairie propose de nombreux livres religieux et historiques, ainsi que les produits confectionnés par les moines comme le miel et la lavande qui aident à la subsistance du groupe.

 

100 4653vue générale de l'abbaye


La visite


Notre guide était très professionnelle et connaissait parfaitement son domaine. La visite dure une heure. Mais le groupe doit resté à proximité du guide, sans s’éloigner ni sortir avant la fin de la visite. Il n’est pas question de s’égarer dans les dortoirs !

 

Elle nous a fait monter au premier étage, au dessus de l’accueil et de la librairie, et nous a commenté l’historique de l’abbaye, nous a parlé de l’ordre de Saint Bernard, des règles de Saint Benoît et des différentes abbayes cisterciennes d’Europe, à l’aide d’un arbre généalogique gigantesque.


Nous avons visité l’ancien dortoir des moines qui hébergeait à l’époque une trentaine de moines. Ils dormaient sur des paillasses, tout habillés. Sur le sol carrelé de briques, on voit encore les traces des anciennes cloisons de bois qui séparaient les différents box. Le dortoir mesure une trentaine de mètres de long.


Du dortoir, un escalier permet de descendre directement dans l’abbatiale. Les moines, tôt le matin, ne perdaient pas de temps en trajets inutiles. Nous arrivons directement dans le transept de l’église. Un trou en forme d’œil de cyclope, au centre d’une voûte très haute éclaire le chœur. Le tombeau de Geoffroy de Vénasque, bienfaiteur de Sénanque, est placé dans l’église. Cette dernière est construite en forme de croix. Sur les murs de pierre, il n’y a rien, ni tableaux, ni statues qui alourdiraient inutilement l’église. L’église abbatiale est à la fois grande et simple, typiquement cistercienne, mais elle n’est pas austère, d’une grande sobriété, elle est magnifique par sa simplicité.

 

100 4675Le choeur très sobre


Le cloître est sobre également, simplement orné d’une seule statue la vierge à l'enfant. D’une des galeries on voit très bien le clocher de l’église, typiquement roman, avec son toit de lauze. Les chapiteaux sont sculptés de motifs végétaux, tout simplement. Normalement, dans tous les cloîtres, se trouve une fontaine centrale. Celle de Sénanque fut détruite par les guerres de religion.


Nous arrivons dans le chauffoir qui était la seule pièce chauffée du monastère. Cette salle servait à fabriquer des manuscrits pour en faire des livres avant le développement de l’imprimerie. On peut imaginer chaque page écrite à la main avec l’immense précision des moines.

 

100 4689le chapitre


Ensuite nous pénétrons dans la « salle capitulaire » appelé aussi salle « du chapitre ». Cette salle est carrée ou presque. Sur les quatre côtés des gradins servaient de sièges aux moines. Le père abbé était placé au centre de la pièce. Cette pièce possède une très bonne acoustique et de plus, c’était la seule pièce ou les moines pouvaient parler. Elle s’ouvre sur le cloître et ne possède pas de porte : de part et d’autre de l’entrée ont été installé des ouvertures, sans vitre.


Notre visite se termine et nous redescendons, comme il se doit dans la boutique.



Quelques généralités


De la jolie petite ville de Gordes, il suffit de prendre une petite route forestière pour atteindre l’abbaye construite dans un vallon. Cette route est relativement récente. Jadis les habitants de Gordes rejoignaient l’abbaye par des chemins sinueux. Cet isolement a permis à l’abbaye des perdurer et de résister à la guerre de cents ans et à la révolution.


Un grand parking vous attend et si vous avez la chance de venir en juin/juillet, vous admirerez les champs de lavande en fleurs qui bordent l’abbaye. Nous sommes venus en avril et nous n’avons pas pu profiter de ce joli panorama.

Notre guide nous a demandé de rester groupés afin de ne pas déranger les moines. La visite se déroule dans un havre de paix et de recueillement. L’architecture épurée appelle à la méditation.


Pour le prix, je pense avoir payé 9 euros par personne. Certes, ce n’est pas donné, mais c’est vital pour ces moines sédentaires qui vivent en autarcie, de leur travail et de la vente de lavande et du miel.

Si vous passez dans le Lubéron ne ratez pas cette merveilleuse abbaye à la fois majestueuse et sobre.

 

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    le cloître

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Le jardin

 


 

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L'arrière de l'abbaye

 


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Plan de l'abbaye

 

 

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Publié dans La Provence

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