Dimanche 11 mars 2012 7 11 /03 /Mars /2012 14:36

Mes amis les chevaux,


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L’éperon biterrois est un centre équestre situé entre le stade de Sauclières et l’usine Came r o n. Ma fille    y fait du cheval, nous avons décidé de faire cet avis à 4 mains … et deux tê te s !!

 

Nous prenons le  chemin rural 96, à deux pas du Canal du mi di.  C e  n ’est plus Béziers, c’est déjà la campagne. Je me gare sur un grand pa rkin g,  s ur la gauche les poneys viennent nous accueillir.  


Sur la droite le manège, un grand bâtiment couleurs lie de vin et blanc, où 101 0198les cavaliers s’entrainent. Nous montons les marches extérieures et rentrons. Une pièce ouverte sur le  manège qui se trouve en contre-bas, un peu comme un balcon au théâtre. Mais, sur la piste, aucun acteur : ni chevaux, ni cavalier. Ce manège de taille importante est chauffé par l’énergie solai re, je l’avais lu sur le journal de la ville.


Nous redescendons et allons voir les poneys qui viennent vers nous, amicalement. J e voudrais faire des photos, mais ils prennent mon appareil photos pour un  crouton de pain. Je recule pour ne pas me le faire abimer. Ils sont très sym pathiques et recherch ent les caresses. Des grands platanes les abrit ent du soleil les jours de canicule. Plus loin, sur la gauche se trouve leur  enclos qu’ils peuvent atteindr e librement.


Ma fille part rejoindre son groupe et seller son cheval. J’avance et découvre les box des chevaux. Certains sont ouverts, d’autres sont occupés. Je m’approche de l’un d’entre  eux, Rio son nom est marqué à la craie sur sa porte, il donne de grands coups de pieds : il veut sortir.

 

Je tourne sur la gauche et contourne le manège. Au rez de chaussée de 101_0226.JPGcelui-ci une terrasse avec tables, chaises et tonnelets en guise de table attendent les clients. A l’intérieur un distributeur de boisson, wc et autre (je n’y suis pas rentrée.) Le chien noir,  aussi musclé qu’un pur-sang arabe, est attaché. Il est très gentil dans la journée, quoiqu’un peu cabot et exubérant, mais la nuit il devient un redoutable gardien, m’a-t-on dit.


En face du manège se trouve un terrain équipé pour le saut. Au fond, quelques chevaux dans un terrain et, parallèle au terrain, de nombreux chevaux, chacun dans un box séparé et sortant leur tête, grâce à une demie porte, pour une caresse. Un long c ouloir, semi ouvert, longe les box. Les enfants grattent les pieds, passent l’étrille, sellent leur  cheval pour le cours qui va commencer. Marion montera Jasmine, son amie a du mal à brosser Mahonia qui veut la mordre.

 

 

Sous un hangar, entre le manège et les box, se trouve les locaux ou est rangé le matériel nécessaire : selles et  autres. Devant la porte est posé un grand sac de p ain dur, récompense méritée des chevaux après la promenade ou le cours. Mais il faut donner la récompense en cachette car les équidés sont jaloux les uns des autres.


Je termine là mon « petit bavardage » et laisse l’é cran à ma fille.


Rebour


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Bonjour je m’appelle Marion, j’ai 10 ans et je vais vous parler de mes amis les chevaux.


 

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A chaque séance, nous montons un cheval différent. Jasmine qui est grise, est une de mes juments préférées, elle est gentille et très sage. J’aime aussi Jane qui écoute bien : pas besoin de cravache avec elle ! Elle est belle, de couleur baie, une pelote blanc he sur le chanfrein.

 

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Nuage c’est un poney, quand j’étais plus petite il me paraissait vraiment très grand, maintenant je trouve qu’il est tout petit. Loustic, un autre poney est une vraie tête de mule ! Il faut avoir du caractère pour le monter ! Pompon est trop mignon. Dommage ! Ils sont trop petits pour moi.


Jal-Creste et Xéna forment un très beau couple et vivent ensemble dans un enclos. Ils n’ont pas le même niveau, elle est forte en saut, je ne la monte pas encore. Quand je prends Jal-Cr este, sa jument est jalouse, elle se met devant la sortie : on ne peut plus passer. C’est beau l’amour !


Mahonia est bonne en saut, mais paresseuse. Quand le maréchal ferrant lui met des fers, elle devient craintive et agressive. Rio est vif, il tape sur la porte de son box car il voudrait être monté : ça énerve tout le monde. Hip Hop est la jument d’une amie de mon école. Elle est baie avec une liste, une tache longue et blanche sur le chanfrein.


Je vais vous expliquer comment je panse l es chevaux. Il y a différentes brosses :


L’étrille, est une brosse en plastique que l’on utilise pour enlever la boue sèche. On fait des ronds, partout sur le corps sauf sur la face et le bas de la jambe, ça lui ferait mal.


La brosse douce sert pour enlever les poils secs et les remettre dans le bon sens. Le cure-pied permet d’enlever la terre et les cailloux coincés sous les sabots car ça pourrai le faire boiter. Mais il ne faut pas gratter la fourchette, qui a une forme de V et qui est le pied. 


Après, il faut le seller : Je mets le tapis, l’amortisseur et la selle. J’attache la sangle sous son ventre. Il faut bien l’avancer jusqu’au garrot qui est une bosse sur le dos du cheval.


Puis, je pose le filet en le prenant à deux mains, je pose les rennes sur son cou, je place le mors à l’endroit où il n’a pas de dent : le cheval n’a pas de canine, parce qu’il ne mange pas de viande.


Au revoir et merci d’avoir lu mon texte. A bientôt.


Marion


titi trivago

Par Rebour - Publié dans : Béziers
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Dimanche 30 octobre 2011 7 30 /10 /Oct /2011 19:09

 

Jean Moulin un artiste méconnu


En cette journée du patrimoine 2010, je décide de visiter le musée Frabrégat de Béziers. Il comprend une collection de 540 dessins de Jean Moulin et retrace la vie artistique.

LA VIE ARTISTIQUE DE JEAN MOULIN


Il faut préciser que Jean Moulin est né à Béziers en 1899. Tout le monde connaît ce grand héros de la résistance, mort dans le train qui le transportait en Allemagne, en 1943. Il était homme politique mais aussi un artiste.

Tout en admirant les dessins, exquises et peintures de Jean Moulin, nous écoutons la guide qui explique son parcours artistique. Je vais vous en faire un bref résumé

 

.100 2888  Jeux d'enfants

Jean Moulin avait doué pour le dessin. Dès 6 ans il dessinait des soldats, des petits garçons jouant à la guerre. Il habitait dans le quartier du champ de Mars, à Béziers, près de la caserne militaire.


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A 15 ans, lorsque la grande Guerre éclate, il compose des caricatures de son entourage, ses professeurs entre autres. Ses dessins sont influencés par Poulbot dessinateur de 20 ans plus âgé. Ils sont publiés dans des journaux locaux. En 1917, il obtient ton bac, s’inscrit à la faculté de droit de Montpellier et entres au cabinet du préfet de l’Hérault. Il est mobilisé en avril 1918 comme tous les jeunes de son âge et monte du côté de Verdun.

 

 

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  Holà, les potes, n'tapez pas si fort, vous oubliez que ce ne sont pas de vrais boches !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après la guerre, il reprend ses études de droit. En 1922, il est nommé chef de cabinet de la préfecture, puis sous-préfet de Savoie. Il expose à Paris des aquarelles et caricatures sous le pseudonyme de "Romanin" , pour préserver l’anonymat. Sa fonction ne lui permet pas d’exposer à son nom.

 

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Chez le médecin :

- Vous faîtes erreur Madame, je suis spécialiste des maladies des enfants.

- Justement docteur, il est retombé en enfance.

 

 

 

 

 

 

 

 

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- Le croiriez-vous : Ce matin mon coiffeur a mis une heure et quart à m'onduler.

-Ne pouviez-vous pas aller vous promener pendant ce temps, ma chère amie ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pour un raccourci c'est un raccourci !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A l’époque, ses dessins humoristiques sont publiés dans l’Almanach savoyard, puis dans le journal satirique " Le Rire" . Nous avons l’original là, devant les yeux. : les pièces originales offertes par la sœur de l’artiste ; ses aquarelles des pays de Savoie, ses dessins de sports d’hiver à Megève, ses caricatures au fusain, sa vie à Montparnasse, les coulisses de Pigalle Tous les dessins sont exposés à Béziers.

 

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enceinte

 

- Voyons Marie, comment cela vous est-il arrivé ?

- C'est le jour où Monsieur m'a gardé si longtemps dans son bureau pour m'expliquer la loi sur les assurances sociales.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ses oeuvres sont colorées

 

 

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- Et ce marchand de tableau, est ce qu'il t'a fait des propositions ?

- Non mais il en a fait à ma femme, ce bandit !

 

 

 

 

 

 

 

 

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Série sports d'hiver

- Je ne sais ce qu'a ma fille à être constamment sur le dos ?

- C'est l'atavisme, chère amie !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le marin et les 3 filles

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon dessin préféré est celui-ci (pour son humour) :

 

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banquet démocratique

- C'est le buste de Platon, celui qui a fait "Le Banquet"

- Vous faites bien de m'en parler. Je dirai quelques mots dans mon discours pour le féliciter. Son canard aux navets est vraiment réussi !

 

 

 

 

Jean Moulin se marie en 1926 et divorce deux ans après. En 1930, Jean Moulin devient sous-préfet du Finistère et collectionneur d’art et achète des tableaux des peintres : Chirico, Kisling, Laprade, Dufy, Othon Friesz, Soutine, Survage, Tal Coat, qui sont présentés au musée Fabrégat.

 

 

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L'enfant prodigue et son père

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il commence la réalisation "des Eaux-Fortes" pour illustrer le recueil des poèmes "Armor " de Tristan Corbière, le "poète maudit " . Son style change : l’humour laisse place à la mort. Les dessins sont également exposés à Béziers, je n’ai pas aimé le style. armorbis.jpg

Il devient préfet d’Eure-et-Loir à Chartres en 1939. La guerre éclate. Je ne vous parlerai pas de son combat en tant que résistant. Une galerie d’arts, à Nice, lui sert de couverture.

Jean Moulin est arrêté en Juin 1943 à Caluire-et-Cuire. La dernière de ses caricatures est celle de son tortionnaire, le chef de la gestapo, Klaus Barbie. Son dernier dessin est là aussi devant nos yeux. Il meurt le 8 Juillet 1943, dans un train, qui l’emmène vers les camps de concentration.


VISITE DU MUSÉE


Une partie du rez-de-chaussée est consacré aux œuvres de Jean Moulin : une belle galerie, des dessins, l’œuvre complète. Mais également des œuvres du 19 ème et 20 ème siècle comme les peintures de Géricault, Delacroix et Utrillo.

 

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  Giordio de Chirico : composition avec autoportrait

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Moïse Kisling : "Nu debout"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un escalier majestueux permet d’atteindre les étages. Une partie entre 100 2938deux étages expose présente les œuvres d’art contemporain. Bof sans intérêt !

Le premier présente les pièces les plus anciennes du musée : une coupe grecque datant du 4ème siècle avant J/C ainsi que des sculptures mérovingiennes.

Le dernier étage expose des plats et assiettes en porcelaine.,


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Le chevalier et  son cheval attaqués par le loup

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DIVERS

L'hôtel Fabrégat est situé près de la cathédrale, dans le quartier historique de Béziers. Pour l’atteindre, vous garer votre véhicule près de l’hôtel de ville et du bureau de Poste (l’actuel : il va bientôt déménager), et vous prenez la rue Viennet en direction de la cathédrale. Elle est étroite,

vous ne pourrez pas y aller en voiture. Vous arrivez sur la place de la Victoire, juste en face la cathédrale. Cette place possède une belle fontaine et de majestueux platanes. Vous allez sur votre gauche et vous arrivez au musée Fabrégat.


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Cette exposition au musée Fabrégat de Béziers est exceptionnelle. La guide nous conte la vie artistique de Jean Moulin en soulignant rapidement les périodes politiques de ce grand homme. Elle est passionnée et connais le sujet : la visite est captivante. C’est un moment très intense que nous vivons. Les autres parties du musée sont  
         

certes intéressantes mais

beaucoup moins passionnantes.

 

 

 

 

 

Auguste Fabrégat : avocat, historien

et  maire de Béziers (19ème siècle)

 

 

Mon coup de gueule : Béziers, toi qui est la ville natale de Jean Moulin, quand feras-tu un vrai musée sur la vie d’artiste mais aussi politique de ce grand homme ? OK ça doit se faire dans la maison natale de l’artiste, mais quand ?

Par Rebour - Publié dans : Béziers
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Mardi 1 février 2011 2 01 /02 /Fév /2011 13:42

DES AMIS HONNÊTES


 

Deux couples d’amis jouent aux cartes. Marko fait tomber ses cartes valet.de coeurjpgpar terre et en se baissant pour les ramasser sous la table, il s'aperçoit que la copine de Conrad, Jessica, n'a pas de culotte ! Surpris, il se cogne la tête et ressort tout rouge.


Plus tard quand il va à la cuisine chercher quelques bières, Jessica le suit et demande :


- As-tu vu quelque chose qui te plaisait sous la table ?


Marko dit :


- Oui, ça m'a plu !


Elle lui fait un clin d'œil, sourit et dit :


- Tu peux l'avoir pour 200 euros.


Après une ou deux minutes d'hésitation, Marko répond qu'il est intéressé. Elle lui dit de venir vendredi vers 14 H. Ce qu’il fit bien sûr.


Après avoir payé les 200 euros, ils vont dans la chambre et font l'amour, puis Marko s'en va.


Conrad rentre vers 18 H et demande :


- Est-ce que Marko est venu cet après-midi ?


Choquée, Jessica répond :


- Oui, il est passé quelques minutes.


- Et est-ce qu'il t'a donné 200 euros ?


Elle pense qu’il est au courant et répond à regret :


- Oui, il m'a donné 200 euros.


- Très bien, dit Conrad, Marko est passé à mon bureau ce matin et m'a emprunté 200 euros et il a dit qu'il passerait chez nous pour me les rendre. Je savais que je pouvais lui faire confiance ! C'est super d'avoir des amis honnêtes !  

 

BIEN JOUE ...

 

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TELLE EST LA QUESTION


  Deux amis Conrad et Marko discutent. trop-drole.JPG

 

- Et bien que t'arrive-t-il ? Demande Marko.

 

- Tu te souviens, quand j'étais à Vires, je me suis fait virer.

 

- Oui, et après ?

 

- Après, j'ai travaillé à Limoges et je me suis fait limoger.

 

- Euh, oui et après ?

 

- Après j'ai travaillé à Lourdes et je me suis fait lourder.

 

- Ok et c'est pour ça que tu te prends la tête ?

 

- C'est à dire qu'on me propose un travail à Castres...  alors j'hésite un peu !

Par Rebour - Publié dans : Dé .... LIRE
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Lundi 31 janvier 2011 1 31 /01 /Jan /2011 14:00

 

Le nouveau centre commercial appelé Polygone est né à Béziers. Il est situé dans l’ancien quartier de l’Hours, quartier à moitié abandonné où se trouvait le dépôt de la SNCF.


La galerie du Polygone de Béziers s’étend sur 3 niveaux de boutiques. Tous ces niveaux sont entièrement à ciel ouvert. Aucun toit n’occulte la lumière naturelle. La luminosité apportée par l’ensoleillement éclaire les allées et les façades des boutiques.

 

 


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Vue générale des allées du Polygone


Pour garder l’identité biterroise, un canal s’étend le long de l’allée principale alimenté par l’eau vive de trois écluses : un clin d’œil à Paul Riquet, son canal du Midi et ses écluses de Fonseranes.


Des petits ponts de bois traversent le « canal ». De nombreux arbres et arbustes méditerranéens : des pins d’Alep, des oliviers, des lauriers, de la vigne et des muriers platanes apportent une touches de verdure à l’ensemble.100_3057.JPG

Les terrasses des bars et restaurants sont placées au troisième étage. Elles sont ombragées grâce aux pergolas et quand le temps sera pluvieux, les promeneurs seront à l’abri sous les verrières.

 

 




Toujours au troisième étage, une statue « la Vita Davanti », représentant une silhouette féminine, semble observer le panorama qui s’étend à ses pieds.

          

 

 

 

 

Les écluses du Polygone rendent hommage à Paul Riquet natif de Béziers

 

 

LES BOUTIQUES


Le Polygone Béziers c’est 130 boutiques très diversifiées. Les grandes enseignes y sont très abondantes au dépend des boutiques familiales. Au Polygone vous trouverez des boutiques de mode, les plus nombreuses étant les fringues hommes, femmes et enfants, mais aussi les boutiques d’équipements téléphoniques, i-teck, bureaux d’assurances, une pharmacie…100_3071.JPG

Tout en haut, au 3ème étage, vous profiterez d’un grand choix de restaurants, crêperies et bars.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques boutiques vues du petit pont de bois

 

Un cinéma 12 salles et un bowling sont également placés chacun aux deux extrémités de la galerie commerciale.

Le parking, situé à l’étage moins un et moins deux, comprend 1500 places. C’est bien trop pour la petite ville de Béziers avec ses 72 000 habitants.

 

 

MON AVIS

 

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L'architecte barcelonais Jos Ignacio Galan, le créateur du complexe parle du Polygone en ces termes : « un vaisseau sur les flots, ouvert sur la nature et étroitement lié à la ville… comme un lieu d’évasion où loisirs et shopping riment avec plaisir. »


C’est vrai que vu de l’extérieur « le vaisseau » a fière allure. Il épouse, parfaitement le site par ses formes arrondies et ses couleurs.

-  Intérieurement : c’est beau. Le juste équilibre des bâtiments, l’ouverture harmonieuse vers le ciel, ces petites touches de nature : le petit canal, les arbres, les petits ponts, les bancs…


-  Intérieurement : c’est propre …mais jusqu’à quand ?


-  Intérieurement : c’est sécurisé …De nombreux vigiles surveillent la quiétude du lieu.

 

Le petit canal et les arbres donnent un peu de fraicheur à l'ensemble

 


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Mais pourquoi Béziers a-t-elle choisi le nom de « Polygone » comme sa voisine Montpellier. Est-ce une « rivalité de clochers » ? Je ne saurais vous le dire. Le tout est que Béziers n’a pas fait preuve de beaucoup d’imagination ! Quoi qu’il en soit, une trentaine d’années séparent les deux « Polygone » et une architecture bien différente : à Montpellier le Polygone est un espace fermé alors qu’à Béziers c’est un espace entièrement à ciel ouvert.


Le Polygone Rive Gauche saura-t-il retenir à Béziers les jeunes qui partent vers la capitale régionale ? Il n’y a rien de moins sur : Montpellier a des atouts (ses facultés qui attirent des milliers d’étudiants, ses hôpitaux qui attirent tout autant de salariés).

« Le centre-ville de Béziers se meurt depuis des années » se plaignent les commerçants de cette zone. Un projet d'aménagement urbain devrait améliorer les liaisons d'un quartier à l'autre. Un «triangle» composé d'un «quartier du savoir» avec l'université et la médiathèque, d'un «quartier des commerces et loisirs» qui sort de terre au quartier Polygone et enfin un «quartier historique» au cœur de ville, tourné vers les commerces de qualité, les musées, la cathédrale et quelques bons restaurants. Enfin … si ce n’est pas trop tard ! La vieille ville perdra, dans deux ou trois ans, son tribunal de Grande Instance, qui rejoindra le quartier de l'Hours face au centre commercial et qui entrainera le déplacement de tous les professionnels de la justice (cabinets d'avocats, huissiers...)

 
En conclusion, je dirais que le concept de centre commercial « en plein air », (sans air conditionné), est très positif en matière de protection de la nature. A Béziers, les hivers sont tempérés, les étés sont chauds, à chacun de s’adapter plutôt que de tout vouloir maitriser...

L’eau, source de vie, les arbres à essence méditerranéenne, les ponts de bois sont un chemin vers la promenade, la détente, un art de vivre propre à Béziers.

Je ne peux que souhaiter longue vie et prospérité à tous les commerces du Polygone.

 

 

 

L'entrée

 

 

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Par Rebour - Publié dans : Béziers
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Jeudi 11 novembre 2010 4 11 /11 /Nov /2010 20:53

Je trouve cette poèsie, concernant Béziers et écrite par  Georges Calmette, tellement réaliste.

Qu'en pensez vous ?

 

Béziers

 

Magnifique reflet d’un monde d’autrefois,

Possédant un renom étrange toutefois,

La ville de Béziers garde encore la trace

De ce qui constitue un souvenir vivace

De ses petites rues, miroir d’un autre temps,

Où le peuple vivait heureux à chaque instant.

 

Le passé de Béziers est une longue histoire

Alternant tour à tour la tristesse et la gloire.

Autrefois quand pour Rome elle était Betarra,

(je suis sûr que demain on s’en réjouira)

Les empereurs romains admettaient à leur table

Notre vin dont le goût était inimitable.

 

Au milieu des Allées, on jette des regard

Sur Pierre Paul Riquet subissant les égards

Dus à son grand talant évidence

Un sentiment d’estime et de reconnaissance.

Le canal du Midi reste un ouvrage d’art

Et pour le reconnaitre il n’est jamais trop tard.

 

Mais surtout Béziers rende un vibrant hommage

Un sculpteur Injalbert nous laisse un message

En créant l’homme fort qui se nomme Titan

Pourtant la mappemonde et défiant le temps.

Comme dans le passé, ayons toujours en tête

Son goût pour le plaisir, et son goût pour la fête.


Ô Béziers,

Sous le ciel bleu couvrant ta belle cathédrale

Poursuis sur les allées ta marche triomphale

 

Georges CALMETTE

Par Rebour - Publié dans : Béziers
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Vendredi 24 septembre 2010 5 24 /09 /Sep /2010 22:07

Gordes : un magnifique château dans un village classé

 

Musique provençale

 

 

 

 

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Le village de Gordes, dans le Lubéron, s’accroche au flan de la colline. Une fois arrivés là haut, dans le centre du village, nous découvrons un magnifique château de style à la fois du Moyen âge et de la Renaissance. Oui, c'est curieux mais les châteaux fortifiés du moyen âge sont toujours en hauteur !

Son histoire100 4618

Du 11ème ou 12ème siècle, il ne reste qu’une très belle tour couronnée de mâchicoulis, de merlons et de créneaux. Comme cela se faisait au Moyen-âge, des maisons particulières y sont accolées. Le mur Nord a été soutenu par deux contreforts.

Dans les caves, un puits profond de 12 à 13 m qui était la réserve d’eau du château en cas de siège. Les caves ne se visitent pas.

Au 14ème siècle, on agrandit le château pour se défendre contre les bandes organisées de brigands.

Au 16ème siècle, la famille Simiane construisait un nouveau château quadrilatéral de style Renaissance avec une tour aux deux angles Nord. Cette partie est recouverte d’un toit à deux pentes qui n’est pas d’origine.


Visite du château

Au Nord, la façade est aveugle à cause du mistral et pour parer à d’éventuelles attaques. La100 4620 base du château était bâtie sur le rocher qui descend en pente douce vers le bâtiment. Une fosse profonde longeait la façade, qui servait de remparts, dès la construction du château.

Au Sud, la façade comporte une guérite de guet placée à chaque angle. Un cadran solaire, datant de 1868, porte sa devise " PHOBEO SENTE NIL SUM " (soleil absent, je ne suis plus). Ce cadran solaire a un décalage de 30 minutes avec le méridien de GreenWich.

L’entrée du château se fait en deux temps : par un perron jusqu’à la porte monumentale en chêne ou en châtaignier de 2m40 de haut. Puis par des marches. On arrive dans la cour intérieure restaurée au 20ème siècle. Cette cour d’Honneur pratiquement carrée mesure 7m de côté environ.

Au premier étage, se trouve l’Office du Tourisme. C’était l’ancienne cuisine : une très belle salle voûtée en ogive, avec une cheminée de 4 m de large. Nous y sommes tombés par hasard en nous promenant dans le château.

A l’opposé de la cour d’honneur se trouve l’entrée du musée Pol Mara, nous ne l’avons pas visité. A droite de la porte d’entrée, une vaste ouverture s’ouvre sur une petite pièce voûtée.

Au-dessus de la porte monumentale, quatre fenêtres éclairent l’escalier de la tour. A gauche,100 4642 deux frontons renaissance couronnent la fenêtre du deuxième étage. La fenêtre haute est murée depuis longtemps. La façade possède des garde-fous, des corniches et des bouches à feu.

La tour de la façade nord-est, de style renaissance, possède un escalier à vis monumental. Ce dernier est sculpté de cygnes, blasons, corbeaux, chardons, coquilles, feuillage, moulures. Il est royal.

Au deuxième étage se trouve une grande salle de plus de 13 m de long. Elle servait de salle à manger.

La cheminée datant de 1541 est classée monument historique depuis 1902. Elle est longue de 7,20 m et haute de 4,50 m et tient tout un pan de mur ! Elle est toute en dentelle, ornée de douze niches qui auraient abritées des statuettes ou les symboles des douze apôtres. Au centre, se trouvait certainement le blason de la famille Simiane qui a disparu à la révolution.


L’utilisation du château au fil des siècles

Le rez-de-chaussée du château servait de prison, dans les caves. Le premier étage était employé comme salle à manger. Le 2ème étage était utilisé comme gîte d’étape pour les100 4614 troupes et le 3ème et dernier étage servait de grenier. Il reste encore des inscriptions et graffitis.

Les seigneurs de Gordes ne vivaient pas au château. Ils encaissaient seulement les impôts acquittés par les fermiers. Les caves du château servaient de prison et de gîte d’étape pour les troupes.

Enfin, dans le château, ont été installés au fil des ans : la poste, la justice de paix , la bégude (relais de poste), un café, la cantine scolaire, l’école des garçons, la salle de projection et le musée Vasarely. Aujourd’hui, il abrite l’office de tourisme et le musée Pol Mara.

Je précise quelques points importants : la visite du château est libre et gratuite. C’est bien appréciable ! Seule l’entrée du musée est payante. Un parking se situe au pied du château, mais il était déjà plein au mois d’avril. Un autre parking, payant également, se trouve à la sortie du village, en direction de l’abbaye de Sénanque, magnifique lieu religieux que je vous conseille de visiter.

Le château de Gordes est classé Monument Historique depuis 1931. C’est un magnifique château, bien conservé et restauré, mais bien trop grand dans ce petit village provençal de 2 126 habitants. (Recensement de 2006). Les Gordiens sont très fiers de leur château et de leur village qui est classé parmi l’un des plus beau village de France.

Personnellement, j’ai aimé le château, mais je trouve que le village étale trop sa richesse. Il n’est pas l’exemple d’un village typique du Lubéron. Mais sa visite est incontournable.

Je recommanderais peut être aux visiteurs de passer à Gordes en dehors des deux mois d’été. De toute manière, il y fait toujours beau : le village compte 300 jours de soleil par an !100 4608

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Par Rebour - Publié dans : La Provence
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Mardi 31 août 2010 2 31 /08 /Août /2010 23:23


Au pays des santons de Provence

 

Ronde Provençale

Sur la place dite de "la Colonne" à Fontaine du Vaucluse, un automate en mouvement a attiré l’attention de ma fille. Nous nous approchons pour mieux le voir et la responsable de l’accueil du musée du santon, une vraie provençale, avenante et bavarde, nous aborde. Elle nous parle du musée et, tentées, nous entrons.


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L'entrée du musée

 

Suivez le guide :

Sur une grande table en bois sont installés les treize desserts traditionnels de la Provence, servis la veille de Noël. Selon la tradition provençale, ces treize desserts sont le symbole du Christ et des douze apôtres attablés pour la Cène. Car vous le savez certainement « Jésus est né en Provence » en tout cas c’est ce qu’assurent les provençaux !

 

Parmi les 13 desserts il y a les fruits : (les noix, les noisettes, les figues sèches, les amandes, les raisins secs, les pommes, les poires, le verdaù (melon vert), le raisin frais, les sorbes, les mandarines, les dattes) et les sucreries (le nougat noir et blanc, les truffes au chocolat, les fruits confits, les bugnes à la fleurs d’oranger ou les oreillettes, les calissons, la pâte de coing et la fougasse appelée « pompe à huile », car elle est fabriquée avec de l’huile d’olive !

Et si vous comptez bien, j’ai nommé une vingtaine de desserts ! Je ne sais pas comment les provençaux comptent leurs treize desserts !!

 

En continuant notre visite nous découvrons les santons de la nativité : Joseph, Marie, l’enfant Jésus, accompagnés de l’âne, du bœuf, du berger et ses moutons et des rois mages.

Le musée présente des santons de toutes tailles. Certains mesurent près d’un mètre, d’autres sont plus petits : jusqu’à l’infiniment petit, 39 santons dans une coquille de noix ! Heureusement, l’hôtesse nous l’avait dit, cette crèche microscopique aurait pu passer inaperçue. Elle est placée derrière une vitre et une loupe permet de reconnaître les personnages et animaux qui la composent. Même les agneaux n’ont pas été oubliés. C’est un chef d’œuvre, une pièce unique au monde. J’ai pris une photo mais le flash sur la vitre n’a rien donné de bon.

 

Au musée du santon, ce n’est pas seulement la famille sainte. Ses créateurs ont su réaliser les rues d’un village, des maisons provençales aux tuiles rouges, tous les petits métiers d’antan ou des instants de la vie : Le meunier avec son habit blanc, le vieux couple, les jeunes mariés, le boulanger et ses fougasses, le pêcheur et son filet, le faucheur de blé, le chasseur armé du fusil et talonné de son chien…

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Le village

Beaucoup de santons sont figés, mais quelques uns sont en action telles la lavandière qui s’active sur son baquet, la maman qui berce son nouveau né ou la cardeuse de laine. Les plus petits sont peints mais beaucoup portent de vrais vêtements en rapport à leur activité.

100_4497.jpgl'aiguiseur de couteaux

 

Pendant la visite, une vidéo tourne en boucle et montre la fabrication des santons. Le conteur explique la création et emploie de nombreuses « galéjades ». Pour expliquer ce mot je ferais une comparaison : « L’enfant fabule, le provençal galèje ! » Donc, notre conteur clame haut et fort que Jésus est né en Provence. Il raconte quelques histoires dans le style d’Alphonse Daudet. Des chants provençaux illustrent ses explications. Je regrette de ne pas avoir noté quelques galéjades à se tordre de rire !

100_4498.JPGLa maison provençale

La fabrication des santons reste traditionnelle. Le santonnier réalise des moules qu’il remplit d’argile. Les figurines sèchent longuement avant de passer au four. Elles sont peintes ensembles en commençant par la figure, les cheveux, puis de haut en bas. Certains grands santons portent de vrais vêtements.

 

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Le village de Fontaine du Vaucluse est piétonnier. Un grand parking payant attend votre véhicule à l’entrée du village.

Le musée du santon c’est plus de 2000 pièces uniques. Certaines sont réalisées par des santonniers meilleurs ouvriers de France. Toutes ont une physionomie expressive. Ce musée, avec son entrée au prix très modique, est un lieu qui ravira petits et grands tout le long de l’année.
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La femme et son bébé

 

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La cardeuse de laine

 

100_4503.jpgLa cuisinière pile l'ail

 

 

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Par Rebour - Publié dans : La Provence
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Jeudi 5 août 2010 4 05 /08 /Août /2010 00:00


Abbaye de Sénanque : majestueusement sobre 

 
  

 

En vacances en Provence, dans le Lubéron, en avril dernier, nous avons visité l’abbaye de Sénanque dans le Vaucluse.


Six moines vivent encore aujourd’hui dans l’abbaye, mais pourtant une partie de celle-ci se visite : l’ancien dortoir, l’église abbatiale, le cloître, le chauffoir et la salle capitulaire.


Les offices sont ouverts au public ; des retraites spirituelles avec hébergement dans l’hôtellerie de l’abbaye sont possibles également. Je ne peux pas vous en dire plus, je n’ai fait que la visite de l’abbaye.


Une très grande librairie propose de nombreux livres religieux et historiques, ainsi que les produits confectionnés par les moines comme le miel et la lavande qui aident à la subsistance du groupe.

 

100 4653vue générale de l'abbaye


La visite


Notre guide était très professionnelle et connaissait parfaitement son domaine. La visite dure une heure. Mais le groupe doit resté à proximité du guide, sans s’éloigner ni sortir avant la fin de la visite. Il n’est pas question de s’égarer dans les dortoirs !

 

Elle nous a fait monter au premier étage, au dessus de l’accueil et de la librairie, et nous a commenté l’historique de l’abbaye, nous a parlé de l’ordre de Saint Bernard, des règles de Saint Benoît et des différentes abbayes cisterciennes d’Europe, à l’aide d’un arbre généalogique gigantesque.


Nous avons visité l’ancien dortoir des moines qui hébergeait à l’époque une trentaine de moines. Ils dormaient sur des paillasses, tout habillés. Sur le sol carrelé de briques, on voit encore les traces des anciennes cloisons de bois qui séparaient les différents box. Le dortoir mesure une trentaine de mètres de long.


Du dortoir, un escalier permet de descendre directement dans l’abbatiale. Les moines, tôt le matin, ne perdaient pas de temps en trajets inutiles. Nous arrivons directement dans le transept de l’église. Un trou en forme d’œil de cyclope, au centre d’une voûte très haute éclaire le chœur. Le tombeau de Geoffroy de Vénasque, bienfaiteur de Sénanque, est placé dans l’église. Cette dernière est construite en forme de croix. Sur les murs de pierre, il n’y a rien, ni tableaux, ni statues qui alourdiraient inutilement l’église. L’église abbatiale est à la fois grande et simple, typiquement cistercienne, mais elle n’est pas austère, d’une grande sobriété, elle est magnifique par sa simplicité.

 

100 4675Le choeur très sobre


Le cloître est sobre également, simplement orné d’une seule statue la vierge à l'enfant. D’une des galeries on voit très bien le clocher de l’église, typiquement roman, avec son toit de lauze. Les chapiteaux sont sculptés de motifs végétaux, tout simplement. Normalement, dans tous les cloîtres, se trouve une fontaine centrale. Celle de Sénanque fut détruite par les guerres de religion.


Nous arrivons dans le chauffoir qui était la seule pièce chauffée du monastère. Cette salle servait à fabriquer des manuscrits pour en faire des livres avant le développement de l’imprimerie. On peut imaginer chaque page écrite à la main avec l’immense précision des moines.

 

100 4689le chapitre


Ensuite nous pénétrons dans la « salle capitulaire » appelé aussi salle « du chapitre ». Cette salle est carrée ou presque. Sur les quatre côtés des gradins servaient de sièges aux moines. Le père abbé était placé au centre de la pièce. Cette pièce possède une très bonne acoustique et de plus, c’était la seule pièce ou les moines pouvaient parler. Elle s’ouvre sur le cloître et ne possède pas de porte : de part et d’autre de l’entrée ont été installé des ouvertures, sans vitre.


Notre visite se termine et nous redescendons, comme il se doit dans la boutique.



Quelques généralités


De la jolie petite ville de Gordes, il suffit de prendre une petite route forestière pour atteindre l’abbaye construite dans un vallon. Cette route est relativement récente. Jadis les habitants de Gordes rejoignaient l’abbaye par des chemins sinueux. Cet isolement a permis à l’abbaye des perdurer et de résister à la guerre de cents ans et à la révolution.


Un grand parking vous attend et si vous avez la chance de venir en juin/juillet, vous admirerez les champs de lavande en fleurs qui bordent l’abbaye. Nous sommes venus en avril et nous n’avons pas pu profiter de ce joli panorama.

Notre guide nous a demandé de rester groupés afin de ne pas déranger les moines. La visite se déroule dans un havre de paix et de recueillement. L’architecture épurée appelle à la méditation.


Pour le prix, je pense avoir payé 9 euros par personne. Certes, ce n’est pas donné, mais c’est vital pour ces moines sédentaires qui vivent en autarcie, de leur travail et de la vente de lavande et du miel.

Si vous passez dans le Lubéron ne ratez pas cette merveilleuse abbaye à la fois majestueuse et sobre.

 

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    le cloître

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Le jardin

 


 

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L'arrière de l'abbaye

 


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Plan de l'abbaye

 

 

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Par Rebour - Publié dans : La Provence
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Vendredi 2 avril 2010 5 02 /04 /Avr /2010 15:03

 

 

  Musique

 

 

Chaque année, je voyais la procession de la Sanch aux informations régionales.  Mais cette année étant tout près de Perpignan, je décidais de me rendre compte personnellement.

 

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QU’ES AQUO ?

 

La procession de la Sanch « Précieux Sang du Seigneur » est une tradition catalane vieille de 500 ans qui se répète chaque année à Perpignan. 450 pénitents participent à la procession du vendredi-Saint.

 

Pour les voir passer, 15 000 curieux ou catholiques se massent le long du parcours. Cette année, j’étais parmi eux. L’histoire de la Sanch était relatée par des haut-parleurs.

 

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POURQUOI LA CONFRERIE DE LA SANCH ?


Au Moyen age, quand un condamné avançait vers son supplice, il risquait de se faire « lyncher » par la foule. Son supplice devenait alors plus horrible. Un moine dominicain eut l’idée de cacher le condamné parmi eux, pour les protéger. C’est ainsi que fut créer la confrérie de la Sanch.


Pour résumer : des pénitents font une procession dans les rues du centre ville de Perpignan et certains portent des « Misteris ».

 

 

LES MISTERIES


Les mistéries sont les statuettes religieuses (Christ ou vierge). Ils sont posés sur des supports et portés par les pénitents.


Parmi les 35 misteris, certains d’entre eux ont une valeur patrimoniale inestimable. Comme par exemple, le « misteri de la Flagellation » qui est une œuvre de Guerra et qui date de 1682. Celui de Jésus au Jardin des Oliviers appartient à la confrérie des jardiniers de saint Jacques, depuis XVIII ème siècle et a également une grande valeur.

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SAGES COMME DES IMAGES

 

La procession de la Sanch est une histoire de générations et de familles. Les bouts de choux défilent aussi. Les filles habillées d’une robe noire agrémentée d’une jolie collerette de dentelle blanche Quelques-unes une ont une couronne de laurier, de lierre ou d’olivier sur la tête.

 

Les garçons portent une aube noire ceinturée par une « cordelière » blanche d’autres une aube blanche et une corde noire pour ceinture.

 

Ces enfants ont entre sept et dix ans ; ils avancent silencieux au rythme de la procession. Quelques femmes, habillées d’une robe noire et d’une mantille de la même couleur, les encadrent.

 

 

LES PENITENTS

 

Ils sont habillés d’une aube noire ou de rouge suivant leur confrérie. Elle est noire pour le pénitent et rouge pour le « regidor » qui symbolise le condamné à mort.

 

Sur la tête, ils portent une cagoule en forme de cône nommé « caparutxe », également de couleur rouge ou noire. Certains pénitents n’hésitent pas à faire le parcours pieds nus.

 

Le commentateur nous a expliqué que ceux qui marchaient pieds nus avaient une grande faute à ce faire pardonner. Est-ce le cas encore aujourd’hui ? Je ne ferai pas de commentaire.

 

Petits et grands ont parcouru la complète, des jardins de la Miranda jusqu’à l’église Saint-Mathieu en passant par la cathédrale Saint-Jean. Pendant trois heures, ils ont défilé entre tradition et dévotion.

 

Ils avancent lentement. Toutes les dix minutes, celui qui paraît être le chef de sa confrérie donne quelques coups par terre avec sa cane. Tous s’arrêtent. C’est la pose, deux - trois minutes. Le chef redonne deux coups avec sa gaule et ils reprennent leur marche silencieuse.


PE rouge 209 

MON AVIS


Un présentateur commente l’histoire de la Sanch, grâce à un micro et  des haut-parleurs, dans toutes les rues du centre ville. Cela permet de mieux comprendre et de replacer cette tradition dans le temps.

 

Ma première impression sur la procession de la Sanch, c’est qu’elle ressemble à une étrange fête folklorique. Mais très vite, je me rends compte que c’est une cérémonie religieuse.


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Le pas lent des pénitents et le silence de la foule sont entre-coupés par quelques Catalans qui commentent et expliquent aux « touristes ». Mais il y a beaucoup de catholiques qui se signent au passage de ces pénitents cagoulés.

 

La foule est nombreuse mais dans la rue où j’étais, c’était raisonnable.

 

C’est à voir au moins une fois. Si vous êtes dans les Pyrénées Orientales, un vendredi-saint, faites le détour ; que ce détour soit religieux ou touristique, peu importe.

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                                                     Clin d'oeil !

 

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Par Rebour - Publié dans : Les P. O.
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Dimanche 21 mars 2010 7 21 /03 /Mars /2010 17:58


A daliFiguères qui se situe en Catalogne, au nord de l’Espagne, à quelques dizaines de kilomètres de la frontière, serait une ville peu connue si un génie ne l’avait mise en valeur.

En effet Salvador Dalí est né et mort à Figuères, (1904 -1989). Dali était à la fois un peintre surréaliste, un sculpteur, un architecte, un dessinateur. Il créa son propre musée en 1974, le Théatre-musée Salvador Dalí. Ce musée est une pure merveille
.




J’habite à une heure trente de Figuères et je suis des cours d’Espagnol. Quoi de plus normal de faire un petit voyage de groupe pour visiter le musée Dali !

Le car nous a laissé à proximité du musée, mais pour les personnes qui viennent en voiture, il y a un parking assez proche du musée.

Sur une place de la ville un bâtiment rougeâtre surprend avec ses petits pains briochés en relief : c’est le musée : surprenante la façade, mais l’intérieur n’en est que plus extraordinaire !

Une file interminable de futurs visiteurs attend de la place à la rue attenante. Heureusement, notre professeur d’espagnol nous fait passer par l’entrée des groupes, ce qui nous fait éviter au moins une heure d’attente.

Autour du patio, les murs arrondis et couverts de lierre comportent une multitude de statues Art Déco dans différentes positions....

Au centre du patio, une Cadillac offerte à Gala, la femme de Dali. Sur le capot, tel un bouchon de radiateur, la sculpture de la reine Esther. Voici une dizaine d’années, une fontaine coulait à l’intérieur de la cadillac. Elle ne coule plus aujourd’hui, peut être pour ne pas abîmer les sièges en cuir du véhicule.

 

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Nous rentrons sous la coupole de Pinero où est enterré le corps de Dali. Cette coupole à une luminosité pérenne car elle reçoit le soleil de tous ses côtés. Pour Dali, cette coupole était le symbole de l'unité et de la monarchie.

Nous continuons notre visite. Le musée présente une multitude d'oeuvres intéressantes où l'ironie et de la dérision sont toujours présentes.
Son personnage central est Gala, son épouse. Des tableaux surréalistes sont présentés : Un portrait expose Gala un sein à l’air.


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Un tableau représentant le président Lincoln quand il est vu de loin et Gala nue regardant la mer quand on s’approche. C’est un effet d’optique dont Dali joue avec merveille avec les images cachées.MG 1007



MG 1007
le président Lincoln quand il est vu de loin et Gala nue regardant la mer

J’ai aimé les beaux tableaux surréalistes tels que la Montre molle qui fond comme glace au soleil, les nus de style cubiste, les natures mortes pour les moins classiques, la peinture d’un pied géant au plafond d’une salle.


Dans une autre salle une baignoire et une table sont accrochées au plafond. C’est purement irréel.

 

_MG_1102-copie-1.JPGBaignoire et table accrochées au plafond


_MG_1123.JPG Les pieds au plafond

Mais ce qui est le plus surprenant ce sont les sculptures. En effet un canapé moderne et rouge représente une bouche. Une cheminée à deux foyers reproduit le nez et à l’arrière plan deux tableaux, accrochés au mur représentent les yeux. Le tout représente le visage d’une femme. Il fallait y penser. Dali l’a fait !

 

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Le Théâtre musée Dalí est un des musées les plus visités d’Espagne. C’est une étape incontournable si vous descendez vers Perpignan ou l’Espagne. Comptez au moins deux heures pour tout voir et même plus si vous voulez peaufiner. Je recommanderais de visiter ce musée l’hiver ou avec un groupe pour éviter l’attente à l’entrée.

Vous paierez 7 € pour l’entrée tarif groupe. Ce prix vaut la prestation. Par contre, 11 € en tarif individuel, tout en sachant que vous attendez plus d’une heure pour le paiement ne me paraît pas d’un bon rapport qualité/prix.

Ce musée permet de mieux connaître l’oeuvre de Dali. Il insiste sur l’évolution artistique du maître au fil de sa vie. Que dire de Dali ? C’était sûrement un génie. La question est : où commence la folie et où s’arrête l’art ? Je dirais que l’œuvre de Dali est " terrrrrriblement folle" mais c’est seulement mon avis !

 

 

 

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Par rebour.over-blog.fr - Publié dans : L'Espagne
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